18 février 1916 - Bien chère Blandine...

C’est avec un grand plaisir que j’ai reçu ta lettre en apprenant de tes bonnes nouvelles. Pour quant à moi, je suis toujours en très bonne santé et jamais la santé était si bien allée. Tu me dis que Henri t’a écrit et qu’il te dit qu’il va aller en permission dans le mois de février, que ça serait bientôt mais moi je peux pas en dire autant, car je n’en sais encore rien, peut-être plus tôt que je le crois, mais je n’en sais encore rien du tout jusqu’à maintenant. J’y avais bien été en permission souvent mais je suis plus au dépôt. Tu me dit qu’à Désaignes, il faut un joli temps, qu’il fait un joli soleil mais ici, il fait rien que pleuvoir, on ne voit jamais le soleil. Je crois qu’il s’est noyé, on le voit plus. Aujourd’hui on devait aller en marche. A cause de la pluie, on n’y est pas allé. Autrement il ne fait pas trop froid pour la saison. On n’a pas à se plaindre.
Léon t’envoie bien le bonjour. Je termine en t’embrassant bien fort, ainsi que l’Oncle et la Tante, et tu embrasses pour moi le petit Riri et je lui souhaite qu’il se fasse bien leste. Bien le bonjour à Rémy. Reçois de ton cousin les meilleures amitiés.

Vareille J.