7 octobre 1915 - Chère Blandinou...

Deux mots aussi ce matin pour te donner de mes nouvelles qui sont toujours très bonnes et j’espère bien que ma lettre vous trouvera toujours de même. Aujourd’hui, je me suis levé à 7h. Après avoir fait ta lettre, je vais nettoyer mon fusil. Nous devons changer de cantonnement et puis de secteur, pas de secteur postal, mais nous ne prendrons pas les tranchées, au même endroit plus près d’Arras. Ce matin, nous avons encore le brouillard. Plus rien pour aujourd’hui. Embrasse bien le papa et la maman, je pense que la maman aura reçu sa lettre d’hier. Le bonjour à Rémy et tous les voisins. 

 Ton petit frère Henri.