9 août 1915 - le front - Chère Blandinou...

Deux mots pour te donner mes nouvelles qui sont toujours très bonnes. Je désire vivement que ma lettre puisse vous trouver tous de même.
Cet après-midi, nous avons pris un bon bain car en ce moment, on en profite. Nous avons toujours la pluie de temps en temps.
Je pense que vous allez bientôt battre car nous voilà déjà au 10 août, quoique ce n’est pas encore tard.
Il vient de paraître un ordre que les militaires ne doivent plus cacheter les lettres qu’ils envoient.

Plus rien pour aujourd’hui. Le bonjour à l’oncle et Rémy et tous les voisins. Je pense que tu auras reçu la petite bague que je t’avais mis dans une lettre.

Recevez les plus tendres amitiés et caresses de votre tout dévoué. Riri.