Aujourd’hui comme d’habitude, je vais vous expliquer le travail que nous avons fait et en même temps vous donner de mes nouvelles, qu’elles sont toujours très bonnes et j’espère que ma lettre vous trouvera tous de même.
Nous avons fait une petite marche, dont on s’est aussi bien amusé. On nous a fait manœuvrer un peu, déployer en tirailleurs, c’est-à-dire nous faire coucher dans les broussailles, nous cacher pour que l’ennemi ne nous voit pas. Enfin, on s’amuse bien et surtout on ne se fait pas de mauvais sang.
Tâchez moyen d’en faire de même.
J’ai vu quelques Allemands qui sont prisonniers. On les connaît bien. Toutes les autres personnes nous regardent passer tandis que eux, lorsqu’ils nous xx, se tourne de l’autre côté jusqu’à ce que nous les avons dépassé, alors puis ils nous regardent.
Lundi il en a débarqué 900 à Bastia prisonniers.
Vous pouvez croire que nous sommes nombreux ici aujourd’hui, nous étions tous en marche mais aussi on en voyait de ces têtes rouges. La France n’est pas encore sans hommes.
Je pense qu’à présent, vous devez être habituer à mon absence. Pour moi, je me suis habitué à la votre, mais cela n’empêche pas que je pense souvent à vous tous.
Ici, nous avons eu aujourd’hui et hier un beau temps superbe, on se dirait au mois de mai et non de janvier, malgré que nous avons toujours la neige tout le tour de nous. Recevez les meilleurs souvenirs et amitiés de votre petit Vareille H qui ne se fait pas de mauvais sang, faites en autant.