9 janvier 1916 - Ma chère Blandinou...

Ce matin, je t’ai envoyé seulement 2 mots sur une carte car j’aimais beaucoup à ce qu’elle parte aujourd’hui, alors j’avais pas le temps de t’en dire plus long. J’espère que ma lettre vous trouvera tous en bonne santé. Pour quant à moi, ça va toujours à merveille et ne m’en fais jamais. Depuis hier au soir, nous sommes en première ligne, amis nous en sommes relevés demain dans l’après-midi, alors tu vois ce n’est pas long, nous allons en réserve 2 jours et ensuite 8 jours de repos. On nous a donné une deuxième couverture alors on ne craint pas d’avoir froid. Jusqu’à présent, depuis que nous sommes en ligne, il n’a pas plus alors je pense que ça continuera jusqu’à la relève. Aujourd’hui, j’ai reçu une lettre de Camille et me charge de vous souhaiter la bonne année pour lui. 
Enfin plus rien de nouveau. En attendant le bonheur de nous revoir, recevez mes plus tendres baisers. Le bonjour à Rémy et Ferdinand et pour toi mille mimis. 

Henri.