2 janvier 1916 - Lyon - Chère Sœur et beau-frère et Cousine... 2 janvier 1916 - Lyon - Chère Sœur et beau-frère et Cousine...

Je viens vous remercier de vos bons souhaits et donc nous formons nos vœux pour que 1916 nous soit plus favorable et nous apporte la victoire, afin que chacun retrouve bien vite les siens et une bonne santé, le plus cher de tous les biens. Nous avons été très heureux pour vous que Henri ait pu avoir une permission. Nous ne l’avons pas su car il aurait bien dû s’arranger pour nous voir en passant comme nous aurions été tous contents de le voir, mais sans doute qu’il n’a pu s’arrêter, mais quand vous rejoindre reviendra, qu’il fasse son possible. Nous serons très heureux de le voir. Espérons que ce sera plus vite qu’on ne le pense, mais pour toujours. M. Julien m’a apporté de votre part un joli morceau de beurre dont il était le bien accueilli. Ma chère Sœur, je ne saurais te remercier de ta bonne surprise au prix qu’on a tous à se payer en ce moment, c’est horrible. A quand ce malheureux cauchemar finira-t-il et que nous puissions rentrer dans la vie ordinaire. 
 Tous nos vœux et bonne santé à Maria et à son cher, quel compagnon en attendant que je lui écrive, mais même Daniel et les enfants vous présentent leurs meilleurs vœux de bonheur et de santé. Recevez un tendre baiser de toute la famille. 

Mélanie.