3 septembre 1915 - Chère petite sœur...

Deux mots aussi aujourd’hui pour te donner de mes nouvelles qui sont toujours très bonnes et dont j’espère que ma lettre vous trouvera tous de même.
Toute la journée, on joua aux cartes. On en fait des parties de cartes, jusqu’à ce que les fesses nous font mal qu’on s’ennuie assis. C’est une belle vie ces jours-ci. Heureusement nous sommes en réserve car ces jours-ci, il ne fait que pleuvoir.

On ne s’en fait toujours pas tu sais. Plus rien pour aujourd’hui, le bonjour à l’oncle et Rémy, ainsi qu’à ses parents et pour vous tous mes souvenirs et gros baisers. Votre petit Riri.