10 7bre 1915 - Ma chère petite maman...

Aujourd'hui, c'est à vous que je m'adresse.
Hier j'ai trouvé le moyen de vous fabriquer votre bague puisque cela vous fait plaisir. Le matin, nous sommes allés en marche et l'après-midi, j'ai fait 2 bagues. La vôtre et celle d'Hélène. Alors aujourd'hui, je les expédie toutes deux. Mais je n'y en pas fait de dessin, car j'ai pensé que vous y feriez graver votre nom et ça me fait moins de travail à moi, car on n'a pas trop les outils pour les travailler.
Je pense que vous êtes tous en bonne santé. Pour moi, ça va toujours à merveille et on ne s'en fait toujours pas de bile.
Hier soir, nous avons pris la garde jusqu'à ce soir. Les nuits se font froides, mais dans le jour, il fait chaud.

Plus rien de nouveau pour aujourd'hui. Embrassez bien le papa et Blandinou pour moi et pour vous les deux baisers de votre petit Henri qui pense à vous et ne s'en fait pas. Au plaisir de vous voir bientôt. Vareille Henri.