30 juillet 1915 - le front - Ma chère Blandine...

Deux mots à la hâte pour te donner de mes nouvelles qui sont toujours très bonnes, dont j’espère que ma lettre vous trouvera tous de même.
Ce soir, je suis allé me promener comme d’habitude, alors maintenant la nuit est là.
Nous avons passé la revue devant 3 généraux. Demain, nous allons en marche. Mais tu sais si on est emmerdé avec toutes ces revues, le papa doit comprendre ça, enfin plus rien pour aujourd’hui car je n’y vois plus.

Le bonjour à tous et je vous embrasse tous. Henri.