Me voici arrivé à Longeville à 9 h du matin. Nous ne savons pas quand est-ce nous partons plus loin, ni où se trouve le bataillon mais nous ne sommes pas mal ici. J’espère que ma lettre vous trouvera tous toujours en très bonne santé et surtout ne vous chagrinez pas pour moi car je m’en fais jamais et vois toujours du pays nouveau. Ici, c’est assez montagneux. Ce matin, avec Tison, avons fini de manger ton poulet qui était toujours excellent. Hier, avons dîné à Troyes, mais ça ne valait pas ce Toumaïs en payant plus cher. Ici, j’ai vu beaucoup de voitures du 19ème corps, mais pas de camion. Le temps n’est pas froid du tout. Les anglais ont pris le secteur où nous étions dans le Pas-de-Calais.
Plus rien pour aujourd’hui, courage et confiance et bientôt nous serons au bout de tout ça. Le bonjour à tous les parents et voisins et pour vous tous mes plus doux baisers.
Henri.