14 novembre 1915 - Chère Blandinette...

Je réponds à ta gentille lettre que j’ai reçue avec plaisir en apprenant tes bonnes nouvelles. Pour moi, ça va toujours à merveille et attends toujours le moment de partir, quoique au lieu du 15, ça pourrait peut-être attendre le 17 ou 18, car deux jours, il en est parti que 2. Mais comme que ce xx, c’est du 19 au 20, alors on y sera tout de même bientôt. Je partirais probablement avec Tison et Vallon. Aujourd’hui dimanche, je vais à la messe et hier et avant-hier, j’ai été au salut car ici l’église est tout. Les cafés sont consignés, nous avons juste le droit d’aller chercher un litre et défense de le boire dedans, alors le soir on se couche à 7h jusqu’au lendemain à 7h. Ce qui fait 12h pour dormir. 
Enfin à bientôt le plaisir de vous voir. Je vous embrasse tous. 

Henri.